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 notre prochain RDV samedi 25 mars 2017

 

éditorial

 « La route : amie ou ennemie de la biodiversité ? »
 

La route est souvent synonyme d'animaux écrasés. Qui n'a pas vu un hérisson, une chouette ou tout autre animal écrasés sur la route ? Qui n'a pas eu à éviter ou non un animal ? Et ceci n'est que la face émergée de l'iceberg. En effet, il faut se rappeler que tous les impacts qui, en été, viennent salir notre pare-brise et nos avants de voiture, dont le lave glace et le lavage ont du mal à venir à bout sont… des insectes, insectes percutés en roulant. On entend même de plus en plus dire qu'au final il y en a moins qu'avant : signe d'une dégradation de la biodiversité ?

Une évaluation réalisée à partir de comptages faits dans la région de Fontainebleau en 1990 a donné les résultats suivants : 60 billions (60 × 1012) d'insectes meurent dans un choc contre un véhicule chaque année en France (66,420 milliards pour la seule région de Fontainebleau), et il y aurait plus de 100 tonnes de cadavres d'insectes (plus gros que ceux qui restent collés sur les véhicules) le long de nos routes.

Outre ces chiffres, l'impact sur la biodiversité n'est pas négligeable. Mais ces chiffres et ces cadavres sont aussi la preuve que les routes sont de véritables ruptures de la continuité écologique :
D’une part par l'artificialisation qu'elles constituent (chaussées imperméables, milieu hostile), mais aussi par le fractionnement des espaces qu'elles génèrent, isolant ainsi les populations de certains animaux les unes des autres, avec certaines chaussées infranchissables (voirie large, fort trafic et parapet central… sans compter les sels de fonte pour le déneigement et l'éclairage des chaussées créant une pollution lumineuse).
Les routes représentent 20 000 km en Seine-et-Marne dont « seulement » environ 4 340 km de routes départementales. Autant dire que les obstacles sont nombreux : il suffit alors de regarder une carte des routes et de se focaliser non plus sur les routes mais sur le nombre et la surface des espaces entre elles.
 
Toutefois, les routes hors agglomération présentent souvent des bermes (partie non roulable de l’accotement d’une route) végétalisées. Sur les environs 3 000 km de routes départementales concernées, (soit environ 6 000 km de bermes, 130 km² représentant 2,2 % du territoire), le Département a fait le choix de ne plus utiliser de phytosanitaire. L'arrêt de cette pollution permet déjà au sol de retrouver des fonctionnalités. Mieux, il a choisi de pratiquer une gestion différenciée : avec des coupes de sécurité (sur le premier mètre et au niveau des panneaux et carrefours) régulières afin d'assurer la sécurité routière, et le reste avec un seul entretien par an en pratiquant une coupe haute.
 
Ainsi, la végétation évolue en prairie plutôt qu'en pelouse. Cette gestion moins intensive permet à la biodiversité de s'exprimer : les plantes peuvent accomplir leur cycle complet de vie (pour les plantes herbacées) et les insectes (papillons, et autres butineurs), trouver un lieu de reproduction, de nourrissage mais également, pour bon nombre d'animaux, un lieu de déplacements entre lieux de vie : c'est donc un élément de trame verte et bleue, ambition de l’État de permettre la circulation des espèces.


D'autres actions vont dans ce sens, comme le crapauduc de Sorques à Montigny sur Loing, permettant aux amphibiens de traverser la route en passant sous la chaussée, ou le passage sous route du carrefour de Paris à Fontainebleau, pensé pour les piétons, cyclistes, cavaliers et… animaux, ou encore la gestion de bassins routiers en zones humides artificielles.



Aussi, à la question du titre, il est difficile de trancher. Les impacts de la route sur la biodiversité ne peuvent être ignorés et sont importants. Pour autant, il est possible de faire de la route un élément fort du territoire pour la faune et la flore sans compter l'aspect paysager des floraisons prairiales des accotements.

Christophe Parisot
Directeur Seine-et-Marne environnement
Retrouver aussi cet éditorial  et celui des mois de Juillet et Aout sur le site : www.defi77environnement.org/
 

A méditer :
l'expérience des agriculteurs dans le LOIRET
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